Et aux absents, on leur dit quoi ?
La Jonchère (SUI), le 14 février 2018 : Le championnat régulier de Swiss League touche bientôt à son terme. Chaque point perdu vaut son pesant de stagnation, voire de relégation. Un match gagné en revanche éclaire un peu plus le chemin vers une hypothétique ascension, vers un droit de cité parmi les meilleures formations du pays et les faisceaux médiatiques qui les balayent. Emerger, sortir la tête du championnat d’en bas, exister tout à coup et redonner une visibilité à toute une ville, à toute une région et à ces absents désabusés. Voilà pour le message, voyons la méthode.
La victoire du HCC (3-1) contre Viège est certes acquise sans grand panache. Mais bon, les trois points sont dans la musette. Le minimum syndical. On laissera aux spécialistes la pertinence d’une analyse de la manière dont le résultat fut acquis. Notre discours est ailleurs.
Merci donc aux 2011 spectateurs présents aux Mélèzes vendredi soir, dont les encouragements, voire la seule présence sont autant d’assist dans les trois buts marqués. Quant aux absents, ils ont une nouvelle fois eu tort. On pense ici aux supporters de l’Arc à qui le sport et le hockey sur glace alimentent encore le feu de la passion. A l’heure de l’apéritif, ces absents parlent fort et longtemps du HCC, de sa situation au classement, de son management, de son glorieux passé et se lamentent sur les difficultés que traversent leurs chères abeilles. C’est bien d’y penser au Café du Commerce, mais c’est dans la ruche des Mélèzes que l’on aimerait entendre leur voix.
Il faut avoir une fois dans sa vie porté un maillot, un dossard, franchi un portillon, pénétré un stade et a fortiori une patinoire pour comprendre et savourer la présence de son public à ses côtés. Une tribune debout, enthousiaste, bras levés vaut tous les discours de vestiaires d’avant le match. Une équipe est un bloc, certes homogène, mais composé d’individus fragiles qu’il y a lieu d’encourager, de stimuler, de galvaniser.
A propos de ruche, celle de nos abeilles du HCC aux Mélèzes mériterait un sérieux lifting. A ce titre, l’apiculteur communal lui aussi figurerait-il au nombre des absents chroniques des rencontres du HCC pour y constater l’état des lieux ?