Neuchâtel (SUI), le 14 janvier 2019 : Il n’y a pas de fumée sans feu dit-on. Or si l’on en croit les commentaires à peine filtrés sortis des cafés des sports, un panache s’élèverait de la Maladière, attisé par la bise noire du lac voisin. Comme au Vatican, ces fumerolles, rouges et noires celles-là, nous révèleraient-elles que les langues s’agitent autour d’une succession à la tête du club. Spéculation ? Pas vraiment, à en juger par des faits que nous montre le fil de l’histoire récente du club.

Les chiffres tout d’abord. Les points. Le classement. 17 et bon dernier. Généralement, la lanterne rouge se sépare de l’entraîneur en pareilles circonstances. Un célèbre président de Super League, argumentant sa décision de limoger son employé, rappelait d’ailleurs à notre bon sens : « Quand un train n’avance plus, on change la loco, pas les wagons ! »  Dans le cas de Xamax, le coach ne serait pas en cause semble-t-il. Ce serait en revanche à l’étage supérieur que le bât blesserait, où les capacités de décisions manqueraient. La Super League requerrait d’autres savoir-diriger ?

Il y a ensuite les propos tenus en public par le président, sur la scène de la Grange aux Concerts de Cernier, lors de la remise des Mérites sportifs neuchâtelois en décembre 2018 (photo: Claude Comte / ANPS). Interrogé sur les performances du club, le dirigeant se lamentait « de ne pouvoir gagner avec cet effectif-là, faute d’argent», en désignant les joueurs présents à ses côtés sur scène. Un grand ange blanc a soudainement traversé la Grange semant la gêne dans le public et sur les visages médusés des joueurs, lesquels ne s’attendaient visiblement pas à un tel hommage !

Changement, il y aura, c’est une certitude mathématique. Quand à quel niveau ? L’avenir nous le dira. C’est une nécessité également pour le bien des dirigeants, actuels ou futurs, qui gardent toute notre reconnaissance eux aussi pour ce qui a été fait et qui le sera. Pour les joueurs et leur coach qui méritent mieux que le classement actuel. Pour la Ville et le Canton qui rêvent de suivre leur navire-amiral sur les eaux du football helvétique et l’espace médiatique qui lui est consacré.

Bientôt une fumée blanche ?