Position et avis du Comité central

Le 8 mars 2026, la population suisse se prononcera sur l’initiative contre la SSR (« 200 francs, ça suffit ! »). Il s’agit de faire passer la redevance radio-télévision de 355 francs, actuellement, à 200 francs, par an. Les entreprises seraient totalement exemptées de cette redevance.
Conformément à ses statuts, le Comité de sportpress.ch, l’Association suisse des journalistes sportifs, a décidé de ne pas prendre position publiquement sur des questions politiques. Le Comité a toutefois une opinion claire et recommande vivement à ses membres de rejeter l’initiative visant à réduire de moitié la redevance. Les raisons sont les suivantes :

1. Un service public fort est indispensable en période d’instabilité politique mondiale.

2. Grâce à la SSR, les quatre régions du pays bénéficient d’une couverture médiatique complète. Les gens vivant loin des grands centres et dans toutes les régions du pays profitent de cette couverture médiatique, même là où il n’y a presque plus de médias.

3. Le Comité de sportpress.ch part du principe que le sport serait particulièrement touché. De nombreuses émissions sportives, en direct, ne pourraient plus être produites, le sport en général et de nombreuses disciplines sportives perdraient une plateforme importante. Les emplois de nombreux membres de la SSR seraient en jeu.

 La régie du TJ à la RTS (Photo : Philippe Silacci/ANPS)

4. Grâce aux taxes, la SSR peut informer librement, sans devoir tenir compte des intérêts des propriétaires privés, ni se focaliser sur le nombre de clics. Cela permet un journalisme économiquement indépendant.

5. La SSR a déjà mis en place des programmes d’économies. Si l’initiative était acceptée et que les redevances étaient effectivement diminuées de moitié, l’offre devrait, à nouveau, être massivement réduite.

6. Dans la lutte contre la désinformation et les « fake news », la SSR, avec son réseau de correspondant·e·s, garantit des informations vérifiées sur place. Le système de démocratie directe en Suisse a particulièrement besoin d’une couverture médiatique forte et crédible.

7. La baisse de visibilité entraînerait une diminution des recettes publicitaires dans le sport et, par conséquent, une diminution du sport de haut niveau. Cela mettrait à son tour en danger d’autres emplois dans le journalisme sportif et, donc, parmi nos membres.