LA ‘RETRAITE’ DE CLAUDE STERCHI
Après 35 années de services, la voix de Claude Sterchi ne résonnera plus dans la ruche des Mélèzes. Au-delà des motivations qui ont conduit à la prise de cette décision par le Club, il y a la manière dont celle-ci a été communiquée. Et sur ce terrain-là, c’est un ratage de première, un …dégagement interdit.

Le sujet de la journaliste Annabelle Bourquin traduit, au mot près, tout à la fois lesdites motivations clubistes et l’émotion de l’annonceur. Son article, paru dans le quotidien ArcInfo, du 11 mai 2026, traduit à quel point une telle démarche éveille les sensibilités de celles et ceux qui partagent la décision, comme celles du camp qui la rejette.
S’agissant d’un tel choix et avant toute décision, un communiquant, à savoir le conseil d’administration dans cette occurrence, devrait mesurer, en amont, l’impact de son renoncement et les effets collatéraux qu’il ne manquera pas de produire. Et de s’interroger sur la manière la plus élégante de communiquer en aparté avec son ‘speaker’ d’une part, avant de livrer l’information à son public d’autre part. Dans le cas de Claude Sterchi, cette communication a quelque peu dysfonctionné. La revue de presse en témoigne.

Se séparer de son ‘speaker’, comme de son entraîneur durant la saison, répond probablement à des raisons qui échappent au plus grand nombre. Cela étant, ces mêmes motifs doivent être soigneusement emmaillotés dans une attitude, une politique de communication digne et respectueuse aussi bien des intérêts du Club que de ceux, chargés d’émotions, de Claude Sterchi. On regrettera ce final abrupt et on se met dans le costume de celle ou celui qui reprendra le microphone à la rentrée. Un premier match et une succession difficiles.
C’est à cet homme bon et populaire que l’Association neuchâteloise de la presse sportive (ANPS) a rendu hommage en décembre 2023, en décernant à Claude Sterchi son Prix de la Presse sportive, dans le cadre de la célébration du Mérite du sport neuchâtelois.

